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MADININA,

REINE DES ANTILLES

velle, ou d'attendre les sarcelles dans les savanes humides du PetitBourg. En ce qui me concerne, j'avoue humblement que je n'ai chassé que la grive ou l'ortolan. Point n'est besoin pour cela de faire des ' kilomètres à travers des fourrés ou des mangles; il suffit de se rendre dans les « cacaoyères » ou les « caféières » qui avoisinent certaines propriétés et qui sont protégées du vent par des arbres à graines et principalement par des « bois d'Inde ». Les ortolans viennent en grand nombre y chercher leur nourriture, et l'on peut facilement, sans fatigue ni danger, tuer en quelques instants une douzaine de ces volatiles qui, par leur grosseur, leur forme et même leur goût, rappellent la caille de France. Je m'arrête... pour ne pas scandaliser davantage les vrais chasseurs qui, — chacun le sait — considèrent la chasse comme un noble sport et non comme un moyen de satisfaire — si possible — leur gourmandise.

Madinina "Reine des Antilles"  

Auteur : William Dufougeré / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Anti...

Madinina "Reine des Antilles"  

Auteur : William Dufougeré / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Anti...

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