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CHAPITRE XVII

PROPOS DE CHASSE

Martinique n'est pas à proprement parler un pays de chasse; on n'y rencontre ni cerfs, ni sangliers, ni même des lions; le lièvre y fait totalement défaut, mais dans le sud et l'est de l'île, on peut encore rencontrer quelques lapins de garenne. La gent ailée est mieux représentée; s'il n'y a ni cailles, ni perdreaux, ni faisans, on peut tout de même chasser le ramier qui est une sorte de pigeon sauvage, l'ortolan dont la chair très fine rappelle celle de la caille et la jolie tourterelle qui trahit sa présence dans les bois par son roucoulement caractéristique. Le gibier marin abonde pendant les mois d'août et de septembre; à cette époque de l'année que l'on désigne sous le nom « d'hivernage » — ce qui ne veut pas dire qu'il y fait froid, au contraire, — la mer est démontée et les tempêtes sont fréquentes; chassés par les vents du large, les oiseaux marins viennent se réfuger dans les étangs et même dans les savanes humides où on les rencontre par milliers. Canards, sarcelles, pluviers, pattes jaunes, ricuites s'y donnent rendez-vous; |A

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Madinina "Reine des Antilles"  

Auteur : William Dufougeré / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Anti...

Madinina "Reine des Antilles"  

Auteur : William Dufougeré / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Anti...

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