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ANTIGOA.

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comment vont les travailleurs ? ai-je dit au pilote qui nous conduisait dans le port. — A merveille, m'a-t-il répondu ; huit habitations qui avaient cessé leur exploitation sous l'esclavage, sont aujourd'hui en pleine culture. » Nos propres observations ont depuis confirmé ce premier témoignage. Toutefois, il n'y avait eu que six de ces habitations qui eussent abandonné leurs travaux , savoir: celles de Potter, de Dunning, de Jenning, de Paterson , de Tranquil-Vale et de Hill-House; les deux autres étaient des fermes où l'on s'occupait de l'élève des bestiaux plus que de cultures ; toutes les huit, sont aujourd'hui en pleine activité pour la culture du sucre. On ne saurait le nier, ce premier fait par lequel commencèrent nos informations sur Antigoa, en dit autant que des volumes. A notre arrivée , nous nous rendîmes chez sir William Walker, secrétaire du gouverneur général et magistrat salarié. Il nous apprit que notre ami Cunningham, ainsi que le gouverneur, étaient attendus le lendemain matin à Saint-Jean, venant de Dow shill, maison de campagne de sir William. En réponse à quelques questions que nous lui adressâmes sur l'état présent des choses, il nous assura que tout allait pour le mieux de la part des travailleurs, qui se contentaient du mince salaire de 6 à 9 pence st. par jour, avec les petits 6

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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