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ANTIGOA.

bâtiments stationnés dans le port, pour y prendre leur cargaison de sucre, nous vîmes encore, au premier coup d'oeil, un indice de sa prospérité. Vers midi, nous jetâmes l'ancre sous le fort, et une chaloupe nous mena à Saint-Jean, fort éloigné de notre point de départ. Cette ville est grande, agréable et bien aérée , et a reçu , depuis l'époque de la liberté, des augmentations et des améliorations considérables. On nous avait beaucoup parlé de la fièvre jaune qui s'y était déclarée : elle y avait régné en effet quelque temps avec un caractère de malignité très-prononcé, mais elle était sur son déclin, et le dernier cas disparut bientôt après notre arrivée. De bons logements et une nourriture saine et abondante, quoique sans luxe , nous attendaient dans un hôtel que tenait une femme de couleur nommée Appleby. Ma santé fut assez faible pendant les quinze jours que nous passâmes à Antigoa; mais j'en fus agréablement distrait par les objets les plus intéressants, et surtout par les occasions qui se succédèrent coup sur coup d'y célébrer des services religieux. Un petit nombre de notes succinctes, extraites de notre journal, suffira pour donner une idée exacte de l'état de cette colonie. Le 15 du premier mois (janvier). — « Eh bien,

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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