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ANTIGOA.

configuration, et des accidents de terrain qui sont d'une beauté remarquable. La partie montagneuse forme au sud une ligne circulaire concave , et s'abaisse majestueusement jusqu'à la plaine, qui nous a paru d'une assez grande étendue et bien cultivée. Désirant ne pas manquer notre ami Cunningham , avant son départ d'Antigoa, nous nous privâmes du plaisir de visiter Nevis ou Montserrat, dont nous ne tardâmes pas à avoir en vue le volcan éteint et la soufrière, et dont la beauté pittoresque offre tout ce qu'il faut pour attirer le voyageur. Ici encore il nous fallut bien reconnaître le doigt d'une bonne et sage Providence. En effet, à cette même époque, une fièvre dangereuse exerçait ses ravages dans ces deux îles. A Montserrat notamment, on disait que cette fièvre avait été occasionnée par je ne sais quel débris de matières animales importées d'Europe, et qu'on avait eu l'imprudence d'employer comme engrais. Bien qu'il nous eût été impossible de visiter ces deux colonies, nous nous en consolâmes en recevant plus tard le compte le plus satisfaisant sur la conduite et la condition de leurs nègres cultivateurs. Dans le rapport du magistrat salarié de Nevis au gouverneur général, pour le semestre finissant avec le onzième mois (novembre) de 1839, on lit : « Que la conduite

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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