Page 79

SAINT-CHRISTOPHE.

63

La partie N . de l'île est montagneuse et couverte de forêts; à mesure que nous avancions vers la cote, nous ne pouvions nous lasser d'admirer le tableau que nous offraient les collines et les plaines qui s'étendent à leur pied , partout décorées de l'éclatante verdure des champs de cannes. Nous nous plaisions à contempler de loin les établissements des planteurs, où tout annonce l'aisance et la prospérité . quelques moulins à vent en activité, et dans l'éloignement, des bandes de nègres qui paraissaient occupés aux travaux de la campagne ; de jolies chapelles , et, clans le port de Basse-Terre, huit grands bâtiments, avec quelques autres petits, attendant vraisemblablement leur cargaison de sucre. J'ai rarement remarqué un lieu qui offrît, primâ facie, autant de signes de prospérité, et nous avons eu lieu, dans la suite, de nous assurer que ces apparences n'étaient point trompeuses. A notre arrivée à Basse-Terre, petite ville située dans un fond où la chaleur est étouffante, et l'air sans cesse obscurci par des nuages de poussière, ce ne fut pas pour nous un léger contre-temps que d'apprendre l'absence de mon jeune ami, Charles Thornton Cunningham, lieutenant-gouverneur, que nous avions tous le plus grand désir de voir. Il était parti pour Antigoa, les devoirs de sa place l'appelant auprès de sir Wil-

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Advertisement