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SAINT-CHRISTOPHE.

soit dans une situation aussi florissante que plusieurs des îles anglaises qui l'avoisinent. Je n'ai rien pu savoir de la condition des travailleurs; niais il est probable que, attendu la pauvreté de cette île, un certain nombre se seront décidés à la quitter, dans l'espérance d'obtenir un plus fort salaire dans les autres colonies. Pour ce qui est des habitants blancs, on nous dit qu'ils avaient dépensé beaucoup trop légèrement leurs indemnités, et s'étaient ainsi réduits, par leur faute, à la plus grande détresse. J'ai, d'ailleurs, quelque raison de croire que le gouvernement pense à faire de l'Anguille un établissement pénitentiaire. Saint - Martin , dont une partie appartient aux Français, et Saint-Barthélemy, colonie suédoise, très-fréquentée autrefois comme port franc, mais presque abandonnée aujourd'hui, offrent aux navigateurs qui passent, une vue des plus pittoresques. C'est ce qu'on peut dire, avec plus de raison encore, de Saint-Eustache qui s'élève à une grande hauteur, et a tous les caractères d'un volcan éteint; telle est, en effet, dit-on, son origine. La plaine, peu étendue, située au pied de la montagne, nous paraissait dans le lointain tonte couverte de cannes verdoyantes. Rien de plus admirable que l'aspect de SaintChristophe, quand on en approche par le N.-O.

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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