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SAINT-THOMAS

hommes et femmes, étaient en mouvement au sommet d'une haute colline. Accompagné du régisseur, je m'avançai vers eux, et je remarquai qu'ils travaillaient de tout leur cœur. Leur occupation pour le moment, occupation assez pénible, était de creuser avec la houe de petites fosses destinées à recevoir les cannes, avec la précaution, vu la pente trèsrapide du terrain, d'en soutenir les bords supérieurs par de forts appuis. Au dire des connaisseurs, leur travail ne laissait rien à désirer. Nous nous transportâmes ensuite dans d'autres habitations où les mêmes scènes se représentaient à,nous, notamment sur les plantations à sucre de R. V. Shew et du juge Wigley, où l'on nous rendit un compte également satisfaisant de l'activité et de l'intelligence des travailleurs. Leur salaire est petit; ils ne reçoivent par jour que six pence sterling avec une légère augmentation au moment de la récolte; mais on m'assura que les avantages dont ils jouissent, tels, entre autres, qu'une chaumière franche de tout loyer, de bons terrains propres à la culture des provisions, et d'abondants pâturages pour leurs bestiaux, doublent au moins le montant nominal de leur salaire. Les planteurs de Tortola ne sont pas aujourd'hui dans une situation très - prospère , par suite de longues

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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