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SAINT-THOMAS

adressâmes. Nous nous rendîmes ensuite à la prison, où, si ma mémoire ne me trompe pas, nous trouvâmes pour tous habitants

un seul pri-

sonnier, le geôlier et le juge. Notre bon ami, Francis Spencer Wigley , premier juge des îles de la Vierge, qui s'y trouvait par hasard en ce moment, nous donna l'assurance, bien douce pour nos cœurs, que depuis l'époque de la complète émancipation, les crimes avaient considérablement diminué de gravité et de nombre. On me permit de parcourir la liste des incarcérations, dont la plupart n'avaient pour motifs que de légers délits, et j'y remarquai que le chiffre des écroués qui, dans les six derniers mois de 1827. avait été de 186 , était tombé dans les six derniers mois de 1839, à 75 seulement, différence de III en faveur du régime de la liberté. Pour ce qui est des délits d'un genre plus grave, je me bornerai à dire que les trois précédentes cours de session, qui embrassent une période de neuf mois, n'ont été, dans

la stricte acception du

mot, que de longues vacances, pas une accusation criminelle ne leur ayant été déférée. Dans l'après-midi, nous présentâmes une de nos lettres de recommandation à William R. Isaac, vénérable vieillard, autrefois président de l'île. Une entorse le retenant dans son lit, il eut la bonté de mettre à ma disposition, pour toute la

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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