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ET

TORTOLA.

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de faim; mais nous fûmes parfaitement rassurés à cet égard à la vue. d'un grand nombre de tortues vertes, réunies devant la porte de l'auberge dans un petit vivier d'eau de mer. Ces animaux abordent parmi les rochers, le long des récifs des îles de la Vierge , et figurent journellement sur la table des habitants les plus aisés. Notre intérêt fut excité au plus haut point, dans cette première visite que nous faisions à une île anglaise peuplée de nègres émancipés. Sur une population de près de 5,000 âmes, on compte à peine 200 blancs, et nous n'avons pas ouï dire qu'il résultât aucun inconvénient de cette excessive inégalité de nombre. Nous étions porteurs de lettres pour le docteur Dyett, magistrat salarié de l'île, et pour quelques-uns des principaux planteurs, qui nous firent l'accueil le plus empressé et nous eurent bientôt tirés de l'inquiétude fort naturelle que nous éprouvions, en nous assurant qu'à Tortola la liberté s'annonçait sous les plus heureux auspices. Une de nos premières visites fut pour une école d'enfants nègres sous la direction d'Alexandre Bott, vieux et digne ministre de l'église de la paroisse. Nous trouvâmes cette école dans un ordre parfait, et nous eûmes lieu d'être satisfaits des réponses que firent les enfants aux diverses questions que nous leur

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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