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SAINT-THOMAS

gon barbare que le peuple ne parle presque plus aujourd'hui; la seconde, c'est l'habitude dans laquelle ils persistent d'avoir eux-mêmes des esclaves, comme partie indispensable des propriétés de la Mission. Il est grandement à regretter que le gouvernement danois, dans ces deux îles, soit aujourd'hui si défavorablement prévenu contre les méthodistes : être méthodiste est comme un titre de proscription, et équivaut à une exclusion absolue des colonies danoises. Cependant, les succès qu'ont obtenus ces chrétiens, tant parmi les esclaves de vos États de Sud que parmi les nègres émancipés des Antilles anglaises, sont une preuve irrécusable qu'ils pourraient y être admis en toute sûreté pour le gouvernement, et avec un immense avantage pour la masse de la population. La plus grave imputation que l'on puisse adresser à l'administration de Saint-Thomas est relative au trafic des esclaves. Les bâtiments négriers espagnols et portugais viennent fréquemment s'équiper dans ce port pour leurs criminelles expéditions sur les cotes d'Afrique; ils entrent et sortent en toute liberté, sans jamais éprouver la plus petite gêne de la part des vaisseaux de guerre de la station danoise ; et même, dans quelques occasions , c'est le fort

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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