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SAINT-THOMAS

ments, que d'agrément pour nous-mêmes au milieu de cet effroyable tintamarre. Néanmoins, nous nous gardâmes bien de les juger... Hélas! ces pauvres gens , nous le savons, n'avaient de fêtes que celles-là ! Cette île est à la fois stérile et pittoresque. Le petit nombre de sucreries qu'elle contient sont peu remarquables, et presque toute la population, qui s'élève, nous a-t-on dit, à 11,000 âmes environ , est concentrée dans la ville. Quelque populeuse qu'elle soit, on n'y trouve qu'une seule chapelle protestante, d'une trèsmédiocre étendue , et qu'occupent successivement, le premier jour de la semaine, l'Église luthérienne danoise et celle des réformés hollandais. Grâce à l'obligeante permission du pasteur réformé hollandais, et du consentement du gouverneur, le major Oxholm , nous y eûmes une réunion de culte. La bonne composition et le recueillement de l'assemblée furent pour nous une preuve évidente que, même à SaintThomas, il y a encore un certain nombre de personnes dont la plus importante de toutes les affaires, celle du salut, occupe l'esprit et le cœur. Mais nous avons tout sujet de craindre que dans cette petite île de l'Ouest, au milieu de marchands de tant de nations différentes, dans celte confusion de tant de langues diverses, il

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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