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SAINT-THOMAS

le même nom), le tableau qui se présente à ses regards est un des plus frappants que puissent offrir les Antilles. Le port consiste en un étroit passage par lequel la mer pénètre dans les terres, et en une baie fermée , station remarquablement commode pour les bâtiments. C'est un port libre où il se fait beaucoup d'affaires, et, en petit, un rendez-vous de commerce. Un nombre considérable de bâtiments de diverses grandeurs et appartenant à différentes nations y étaient mouillés au moment de notre arrivée. Sur la gauche du goulet dont nous venons de parler, est une haute colline de forme ronde, au sommet de laquelle le fort est bâti ; et sur deux points élevés à droite, on aperçoit les restes de forteresses, anciens repaires de ces terribles boucaniers qui, jadis, infestaient ces îles de leurs guerres. La ville est proprement bâtie sur trois hauteurs qui s'étendent en une ligne parallèle à l'extrémité septentrionale ou intérieure de la baie; ces hauteurs se terminent par des montagnes coniques extrêmement pittoresques , et composées, à ce que je crois, de roches primitives; elles sont couvertes de broussailles. Tout le monde serait tenté de croire qu'un bâtiment, une fois entré dans ce port, doit y être dans la plus parfaite sûreté ; mais il s'en faut qu'il en soit ainsi. Pendant l'épouvantable ouragan qui

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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