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SAINTE-CROIX.

aux autres îles des Antilles, pour lesquelles on pourrait dire que la nature a fait des miracles. Notre ami, le docteur Stedman, qui a exercé la médecine dans cette île pendant un demisiècle , nous envoya un présent de fruits de l'arbre à pain. Ce fruit est rond, de la grosseur d'une noix de coco, et couvert d'une écorce verte divisée en hexagones, comme un gâteau de miel. On nous recommanda de le garder un jour ou deux, puis de le mettre au four; on peut alors le couper par tranches et en faire des rôties pour le déjeuner. Nous y avons trouvé un manger savoureux , agréable , trèsfarineux , et le meilleur succédané qu'on ait encore découvert pour remplacer le pain. Sur plusieurs habitations, on commençait la récolte du sucre, et nous visitâmes la propriété de notre ami Adam Stevenson, de North-End, dans la vue d'y suivre les procédés de la fabrication. Lorsque le vent est assez fort pour faire tourner le moulin, les cannes qui ont été apportées à dos d'âne ou de mulet sont broyées entre deux cylindres de fer très-rapprochés, qu'on entretient dans un mouvement de continuelle rotation. La liqueur qui en sort est portée, par un long tuyau de bois, à la bouillerie, située au pied de la colline. Là elle est reçue dans une grande cuve appelée clarifica-

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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