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SAJNTE-CROIX.

surer, de coquillages calcaires. Les hautes terres, d'une argile durcie, en couches distinctes et régulières , et formant divers angles, effet de quelque grande secousse de bas en haut, bornent l'île au nord ; leur ondulation offre le plus singulier spectacle. La plus haute de ces collines est le Mont-Aigle, à 1,200 pieds au-dessus du niveau de la mer. En une heure de cheval, on peut aller de West-End au sommet de Prospect, ou Bodkin-Hill, d'où l'œil parcourt à vol d'oiseau le magnifique ensemble des collines et des plaines qui, toutes, du moins à peu d'exceptions près, sont consacrées à la culture de la canne. Mais c'est le long des rivages de Sainte-Croix que le voyageur trouvera probablement à employer son temps de la manière la plus agréable. De larges conques et autres coquillages qui jonchent le bord de la mer, des coraux, des madrépores, des éventails de mer, et des éponges des formes les plus curieuses et les plus variées, sans parler des crabes-soldats (1) avec leurs uniformes pourpre et écarlate, et établissant leurs quartiers dans tous les coquillages vides qu'ils rencontrent, ne peuvent manquer d'attirer l'attention des amis de la nature, de ceux même qui, comme moi, 1) Cancer Bernardus ; c'est le Bernard-l'ermite, le sol-

(

dat , le pauvre homme.

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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