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ETATS-UNIS.

cas étaient survenus avant, et le troisième après l'acte du parlement britannique sur l'émancipation. La dissertation de J. C. Calhoun sur cette affaire est a la fois pleine d'intérêt et de talent. 11 commence par démontrer de la manière la plus évidente qu'un point établi dans le droit des gens, c'est que toutes les fois qu'un bâtiment appartenant à telle nation que ce soit se trouve poussé par la tempête dans les ports ou sur les cotes d'une puissance amie, les agents de cette puissance sont tenus de protéger la propriété qu'il contient, de la remettre aux légitimes propriétaires, ou du moins de leur en payer le prix. Il soutient ensuite que ce point du droit des gens ne peut changer au gré des lois municipales de chaque Etat en particulier, et qu'en conséquence, si la Grande-Bretagne, avant son acte d'émancipation, était obligée, en vertu du principe de jurisprudence internationale cidessus, d'indemniser les propriétaires des esclaves africains naufragés sur les côtes d'un territoire soumis à sa domination, cette obligation était entière , était la même pour elle, postérieurement à cet acte. Rien de plus clair que ce raisonnement; mais il est une question qui le domine et doit être décidée avant tout, celle de savoir si, en aucun cas, le droit des gens considère des créa-

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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