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AUX

ETAT-UNIS.

ment vers « la vallée de l'ombre de la mort. » Le premier jour nous nous dirigeâmes au nord, ce qui nous fournit l'occasion d'observer une portion considérable de la cote septentrionale de Cuba. Nous pûmes aussi prendre une idée assez exacte de l'entrée du port de Matanzas, distant d'environ quinze milles à l'est de la Havane. Les montagnes qui s'élèvent derrière ce port surpassent en élévation tous les points de Cuba que nous avions visités précédemment. Lue de ces montagnes est remarquable par sa forme, qui rappelle assez exactement celle d'un pain, et à laquelle on a donné le nom de El pan de Matanzas. Nos regards s'arrêtèrent alors pour la dernière fois sur Cuba, et nous virâmes de bord au nord-est, ayant à traverser le canal qui sépare les rivages dangereux de la Floride des rochers plus redoutables encore des îles Bahamas. Nous avions le vent contraire, et nous n'eussions pu marcher que fort lentement, ballottés comme nous l'étions d'un coté du canal à l'autre, sans le courant du golfe, que plusieurs d'entre nous ne connaissaient guère que comme un ennemi fâcheux à rencontrer, mais qui, cette fois, fut pour nous un secourable ami, en nous poussant en avant, et en nous faisant faire quatre nœuds à l'heure par la seule force de son impulsion. Ce courant est ce que les marins désignent par le nom

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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