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CUBA.

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navrée, en voyant le pavillon de la nation, la plus libre qui soit sur la terre, prêter, avec une impunité absolue, et sur tant de points , l'abri de ses nobles couleurs au plus noir des forfaits qui ait jamais porté atteinte aux libertés du genre humain; en voyant tant de citoyens américains prendre, au mépris de ses propres lois, qui considèrent comme piraterie le commerce des esclaves de l'Afrique, prendre une part active à la continuation et à l'extension de ce commerce détestable. Ce sont là des faits qui, je n'en saurais douter, sont amèrement déplorés par un nombre immense d'Américains éclairés, non moins que par les amis de cette cause dans notre propre pays. Lorsque ce sentiment public sera devenu plus général, lorsqu'il aura acquis plus de vivacité encore qu'il n'en a aujourd'hui, nous pourrons concevoir l'espérance que des remèdes plus puissants que le fléau seront employés pour l'arrêter. Toutefois j'éprouve une crainte dont je ne puis m'empêcher de faire ici l'aveu, c'est que jamais nous ne pourrons être assurés d'une pleine et cordiale coopération de l'Amérique, dans les efforts que nous faisons pour anéantir le trafic des esclaves, tant qu'elle ne sera pas délivrée du chancre qui ronge son propre sein, je veux dire de l'esclavage sous toutes ses formes, et plus particulie-

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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