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CUBA.

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j'ai pu recueillir; et j'ose espérer qu'il ne manque ni de clarté, ni surtout de modération et de bonne foi. Lorsque, dans mes entretiens avec quelques-uns des

principaux

personnages du

gouvernement des Etats-Unis , j'ai traité ce sujet, ils n'ont pas manqué de me jeter au nez la conduite inconséquente des

Anglais. Il est certain

que les articles employés pour la traite des esclaves, et que transportent assez ordinairement en Afrique des bâtiments américains,

sortent

des manufactures anglaises, et mettent en mouvement une masse considérable de capitaux anglais. C'est, avouons-le avec douleur', c'est que sur l'une et sur l'autre rive de l'Atlantique, la soif du gain, et d'un infâme gain, est souvent plus forte que les principes de morale. Mais ici , assurément, il ne s'agit d'aucune rivalité nationale ; il s'agit d'un objet devant lequel devraient disparaître toutes les petites jalousies de la politique, devant lequel devrait s'anéantir jusqu'à l'orgueil

d'un

noble patriotisme.

La

portion

saine et vertueuse des deux nations, les gouvernements des deux nations ne devraient pas balancer à unir cordialement leurs efforts pour éteindre à jamais le système d'iniquité et de cruauté le plus monstrueux qui ait jamais souillé les annales du genre humain. Que l'Amérique et l'Angleterre s'entendent sans restriction, sans

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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