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CUBA.

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chagrin, remarquer qu'un défenseur public de N. P. Trist, dans une brochure anonyme, récemment publiée à Boston, reconnaît que le dernier consul en est encore à chercher « si la traite, considérer en elle-même , ne serait pas un bienfait positif pour ses prétendues victimes. » Certes, voilà une disposition d'esprit bien dangereuse pour tout agent, anglais ou américain , résidant à la Havane ; et je me permettrai d'observer, avec toute la déférence possible pour un avis différent, que peut-être il serait sage de ne jamais appeler à votre consulat dans cette colonie, des hommes qui ne fussent pas évidemment au-dessus des influences corruptrices en usage à Cuba , non-seulement par les principes de la probité ordinaire, mais aussi par une horreur profonde, prononcée et inébranlable pour la traite en elle-même. V. Par l'emploi des capitaux. Que des capitaux considérables soient employés à seconder le trafic des esclaves sous les différentes formes que nous venons de décrire , et surtout pour la construction des bâtiments, c'est un fait qu'on ne saurait contester. Mais ce qu'on dit encore assez communément, et non sans de bonnes raisons, je le crains , c'est que dans quelques-unes de vos villes de commerce, les capitaux américains sont appliqués directement au trafic même, c'est que

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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