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CUBA.

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généralement, nous a-t-on dit, de bultos, balles ou bûches d'ébène, c'est-à-dire, de créatures vivantes, raisonnables, qu'ils ont arrachées à l'Afrique, et qu'ils transportent soit aux colonies espagnoles, soit parfois , très-probablement, au Texas, soit enfin, peut-être même dans quelque coin ignoré et sûr du territoire de votre propre république. Tu n'as pas oublié que le négrier le Hound, qui apporta trois cent soixantedouze esclaves à Porto-Rico, ainsi que la goélette que nous vîmes à Antigoa, et qui venait d'accomplir une expédition du même genre, étaient l'un et l'autre américains, et sous le pavillon des États-Unis. Les agents de la société de colonisation, dans leur dernier rapport, ont donné la liste nominative de dix-huit bâtiments qu'ils ont observés sur la cote d'Afrique, employés au commerce des esclaves. On peut toutefois mettre en question si ce sont les mêmes bâtiments qui transportent sur la cote d'Afrique les articles nécessaires pour le trafic des esclaves, et qui prennent les esclaves pour les introduire sur les divers points du monde occidental, ou si ces deux opérations sont exécutées par des bâtiments affectés séparément à l'une et à l'autre. Mais un fait certain , un fait déplorable, qu'on ne saurait cacher, qu'il faut publier au contraire, c'est qu'un grand

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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