Page 35

SAINTE-CROIX.

19

de leurs fruits, les uns verts, les autres d'un or éclatant. Les branches du cocotier, partant d'un centre commun, divergent comme celles d'un parasol, et c'est dans ce centre, hors de la portée de la main, que sont attachées les grappes de noix de coco. Dans leur état de demi-maturité, ces noix nous fournirent souvent le breuvage délicieux d'une eau laiteuse et sucrée, prévoyance de la nature admirablement adaptée à ce climat brûlant. Mais quelque précieux que soit le cocotier sous les tropiques, il est loin d'égaler en beauté le chou-palmiste, ou chou de montagne, qui peut être regardé comme le plus bel ornement de cette île charmante. Son tronc droit et sans branches, haut de trente à cinquante pieds, légèrement renflé vers le milieu, est revêtu d'une écorce grise et lisse, régulièrement divisée en anneaux qui marquent les diverses périodes de la crue de cet arbre. Du sommet du tronc s'élève une seconde tige également droite, d'un vert brillant, qui contient le chou si estimé parmi les délicatesses de la table ; au-dessus de cette tige verte, les branches du palmier s'élancent comme celles du cocotier, mais sont infiniment plus nombreuses ; enfin, une baguette très-mince, en spirale, forme la sommité de l'arbre. Le grand chemin entre West-End ou

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Advertisement