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CUBA.

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de commerce. Souvent ils sont ouvertement commandés par des maisons espagnoles de Cuba qui se livrent à la traite, et auxquelles ils appartiennent, lorsqu'ils sont en état de mettre en mer; et cependant, des registres américains leur sont délivrés, et c'est sous pavillon américain qu'ils font voile pour la Havane. Évidemment il y a ici acte frauduleux : dans d'autres cas, on les expédie par spéculation à Cuba, où ils sont vendus aux négriers, au fur et à mesure des demandes. II. Par l'abus du pavillon des Etats-Unis. Le traité entre la Grande-Bretagne et l'Espagne, de 1835, déclare saisissable, comme négrier, tout bâtiment sous pavillon espagnol, qui, même sans avoir actuellement des esclaves à bord, serait équipé pour ce trafic, pourvu des provisions et instruments qu'il nécessite ordinairement, et dont la présence le caractérise: tels sont les chaînes, les coutelas, la poudre , les faux ponts, les grilles, un nombre de barriques d'eau et un amas de provisions plus considérables que ce qu'exigent les besoins ordinaires, etc., etc. Un acte du parlement, récemment passé, rend les mêmes dispositions applicables au Portugal. Avant cet acte, les négriers espagnols, pour se soustraire à cette disposition du traité, ne manquaient pas de se munir de pièces

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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