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CUBA.

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une assurance suffit pour faire face à tout cela. Sans s'arrêter à aucune considération de probité ou d'humanité, les capitaines de ces bâtiments de traite exercent souvent, les uns contre les autres , les actes de piraterie les plus effrontés. J'ai lu la lettre (1) dans laquelle un de ces forbans raconte à la maison de Cuba qui l'employait, comment on lui avait enlevé de force tous ses bultos (balles), et comment, à son tour, il avait trouvé moyen de refaire sa cargaison , et de remplir son bâtiment en pillant un de ses confrères. Toute cette affaire n'est-elle pas un effroyable amas de brigandages et de meurtres! La traite et l'esclavage, à Cuba, présentent un trait particulier dont je n'ai pu avoir connaissance que sur les lieux ; c'est que l'importation ne se compose presque exclusivement que d' hommes, et nous apprîmes que sur beaucoup d'habitations on ne trouverait pas une seule femme. On n'attache aucune importance à l'accroissement naturel des noirs; les gens de Cuba ne visent qu'à importer les sujets les plus vigoureux, comme on fait pour les bœufs et pour les chevaux ; et quand ils les ont usés par le travail, ils tâchent de les remplacer par une nouvelle (1) Voir la

lettre à ce

sujet,

adressée par

T. F. Burton

David Turnbull.

21.

à

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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