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CUBA.

étranger et nouveau pour l'œil et pour l'oreille d'un Anglais et d'un Américain, et bien en prit à quelques-uns d'entre nous d'avoirappris de notre ami Cabrera à prononcer tant bien que mal quelques phrases de la langue du pays. Le soir, guidés par l'aimable épouse du consul d'Angleterre, nous visitâmes le Passéo, route et promenade tout à la fois, dont l'île est redevable au

gouverneur Tacon, Espagnol d'une rare

énergie, qui, dit-on, ne trouva à son arrivée à Cuba qu'un repaire de filous et de brigands, et, en

sortant de charge, put s'attribuer l'honneur

d'y avoir établi un ordre meilleur, du moins comparativement. même de

Il

osa

faire des

exemples

plusieurs grands criminels d'un haut

rang, institua

une police active et vigilante,

construisit une vaste prison, et s'appliqua en

particulier à ce qui concerne le bon état des routes et à d'autres améliorations intérieures d'une indispensable nécessité; on l'accuse toutefois de ne s'être pas montré hostile au trafic des esclaves. A l'extrémité du Passéo, sont la villa et les jardins Tacon ; ces derniers sont dessinés, quoique sur une petite échelle, dans le style des jardins de Versailles. Après une promenade au milieu de toutes ces beautés, d'un genre un peu guindé peut-être, nous gravîmes la

colline sur laquelle s'élève le Fort-Principe.

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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