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SAINTE-CROIX.

gnons, lorsque les sites imposants et les fertiles campagnes des Antilles s'offrirent pour la première fois à leurs regards. Il est vrai de dire que , depuis la découverte, un grand nombre de magnifiques productions de la nature, étrangères au pays, sont venues grossir la liste des merveilles végétales qui excitèrent à un si haut degré l'enthousiasme de l'illustre Génois. De toutes les plantes que nous avions occasion d'observer dans nos excursions, à cheval ou en voiture, depuis l'arbre le plus gigantesque jusqu'à la plus humble graminée, la plupart nous étaient inconnues, et nous fournissaient un sujet d'études qui parfois ne laissait pas de nous embarrasser. Cette île était pour nous, non moins que pour celui qui en avait fait la découverte, un monde tout nouveau ; et à moins de passer un certain nombre de jours au milieu de ces scènes si variées et si riches, il sera difficile d'arriver à une connaissance familière des productions dont la nature les a dotées d'une main si libérale. Les plus belles plantes exotiques, que l'on regarderait comme des curiosités, même dans les serres chaudes de l'Angleterre et de l'Amérique, sont cultivées en plein air dans les petits jardins de Sainte-Croix; il n'y a pas jusqu'aux fleurs sauvages qui n'aient un droit presque égal à l'attention et à l'étude du botaniste et de l'amateur.

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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