Page 309

PARALLÈLE.

293

vail des esclaves; et ce ne sont pas ces déserts des anciens temps, où la nature déployait toute l'exubérance de sa fécondité, mais des déserts sans fertilité pour le présent, et sans espérance pour l'avenir. Les propriétés dont je veux parler, et dont le triste aspect t'est sans doute familier à toi-même, étaient autrefois d'une valeur considérable; aujourd'hui (malgré la règle générale que le prix de la terre augmente à mesure qu'une nation prospère et se multiplie), ces propriétés sont tombées à rien ou à peu près. Le changement en pire dans l'aspect du pays est assez sensible, même pour le voyageur qui ne fait que passer la ligne qui sépare la Pensylvanie du Maryland; mais j'ai ouï dire qu'il est encore plus frappant pour celui qui traverse la rivière à partir de l'Etat d'Ohio, pour entrer sur le territoire de ton Etat de Kentucky. Sur les deux rives de ce magnifique fleuve le sol est d'une égale fertilité; mais tandis que tout est florissant et prospère sur la rive qu'habite la liberté, celle sur laquelle pèse l'esclavage offre, dit-on, des symptômes évidents d'abandon et de décadence. Je crois que la valeur pécuniaire des terres dépend de plusieurs causes différentes; que cette valeur hausse, lorsque le désert se couvre d'établissements et que la population augmente, comme le long des fertiles rives du Mississipi. Je

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Advertisement