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PARALLÈLE.

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IV. Le bien-être matériel de la population ouvrière, sous la liberté, est décuple de ce qu'il était auparavant. En avançant celte assertion, je ne prétends pas faire entendre qu'il n'y eût, sous l'esclavage, aucune sorte de bien-être pour les noirs. Certes, il y avait des habitations où ils étaient bien nourris, bien vêtus, et traités, sous d'autres rapports , avec beaucoup de bonté. Leurs jardins étaient souvent assez étendus; les nécessiteux et les malades étaient soignés avec les autres; les secours de la médecine ne leur manquaient pas , et plusieurs même trouvaient moyen de faire quelques économies; mais d'un George Anderson et Ce. Ce sont là des prix très-élevés, aussi élevés, si ce n'est même plus élevés que ceux qu'on aurait pu obtenir il y a dix ans, et qui prouvent que les planteurs résidants et les négociants sont bien loin de croire sérieusement que l'émancipation ait ruiné leurs propriétés dans cette colonie, à quelque point qu'ils puissent s'imaginer qu'il est pour eux d'une bonne politique de le soutenir. M. Retemeyer, fondé de pouvoirs de la plantation Herstelling, a adressé aux travailleurs employés sur cette propriété, dont il a été depuis vingt ans sans interruption le seul administrateur, une lettre dans laquelle il leur dit : « qu'il est parfaitement satisfait de leur conduite. » Ses récoltes sont, en moyenne, aussi abondantes qu'au temps de l'esclavage. Les derniers dividendes de notre banque étaient de 8 pour cent par an, et le fonds de réserve est considérable. »

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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