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PARALLÈLE.

ces frais, il n'a plus à payer que cent travailleurs libres, et bientôt, au moyen des ouvrages à l'entreprise, grâce aux machines et à des procédés plus expéditifs, ce nombre pourra se réduire à soixante ou soixante-dix. Ainsi, dans son compte d'exploitation, se trouve réduit le côté du debet, presque autant que les soucis et les tribulations auxquels il était en proie. Qu'on se souvienne ici de cette déclaration de A. B. : « qu'eu égard au bénéfice, il aimait mieux ne faire que soixante tierçons de café sous la liberté, que cent vingt sous le régime de l'esclavage.» Il est vrai de dire, quant aux frais qu'entraîne l'entretien des esclaves, que des différences considérables résultent et de la situation particulière des habitations, et même de celle des diverses colonies; et, dans le parallèle dont il s'agit maintenant entre l'esclavage et la liberté, le chiffre de ces frais doit aussi varier en raison de ces différences. Aussi nous sommes-nous abstenus de mettre en ligne de compte et les intérêts des capitaux employés à l'achat des esclaves, et la perte résultant de l'excès des décès sur les naissances, deux éléments qui, dans l'inventaire d'un propriétaire d'esclaves aux Antilles, en supposant cet inventaire fait avec soin et de bonne foi, enflaient le côté du passif de nombreux articles peu propres à le rassurer sur sa

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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