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LA

JAMAÏQUE.

sonnelle que je dus plus tard de débarquer tranquillement à Cuba et d'y être bien reçu. Ici nous eûmes encore occasion de reconnaître cette main protectrice de notre Père céleste qui prévient tous les besoins de ceux qui n'ont d'autre désir que de le servir. L'impression d'une petite brochure adressée aux planteurs m'occupa quelque temps à Kingston ; elle était intitulée : La réconciliation recommandée à tous les partis de la Jamaïque, et avait pour but de démontrer l'identité absolue qui existe aujourd'hui entre les intérêts des planteurs, et des travailleurs et des abolitionistes, et de les inviter à se réunir tous, d'âme et de corps, en donnant pour base à ce rapprochement, des principes équitables et salutaires, et à travailler de concert à la prospérité de cette noble colonie. Nous avons eu depuis la douce satisfaction d'apprendre que cet appel à la concorde avait été bien accueilli de tous les partis. Le dernier jour que nous passâmes à la Jamaïque, 29 du troisième mois (mars), se trouvait le premier de la semaine. Un jour sur sept, exclusivement consacré au repos et au culte, est un privilége précieux et cher à tout véritable chrétien. Nous sentions combien il y avait de douceur pour nous-mêmes, et quel besoin nous avions de perdre de vue, pendant quelques heures,

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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