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LA

JAMAÏQUE.

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de l'esclavage, ont cessé aujourd'hui d'être en vigueur, et ils n'ont, en général, ni le moyen, ni même le désir d'appeler des praticiens réguliers, au prix ordinaire. Ils se trouvent ainsi livrés aux mains de charlatans ou myalistes, et je ne doute pas qu'il n'en résulte la perte d'un grand nombre d'individus. Il nous semble que le meilleur remède à ce mal serait la formation de dispensaires publics distribués sur divers points de l'île, sous l'autorité, et, dans les premiers temps, aux frais du gouvernement local ; chaque dispensaire serait placé sous la direction d'un médecin légalement autorisé, qui serait chargé non-seulement de délivrer les remèdes, mais de visiter les malades à domicile. 11 serait payé pour les remèdes et pour les visites un prix modéré, au moyen duquel la mise de fonds du gouvernement pourrait lui rentrer peu à peu, et toute la dépense annuelle se trouverait aisément couverte. Qu'il nous soit permis d'espérer que les autorités de la colonie ne regarderont pas comme indignes de leur attention les mesures que nous prenons ici la liberté de leur suggérer. La santé publique et l'accroissement de la population ne sauraient être pour elles ni sans importance, ni sans intérêt. Je profite de l'occasion pour te mettre sous les yeux un résumé des exportations de la Ja-

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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