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LA

JAMAÏQUE.

nous, porter le coup de la mort à la tranquillité et à la liberté des colonies. Une opinion que nous n'émettons toutefois qu'avec une raisonnable défiance de notre jugement personnel, c'est que loin de les supprimer, il faudrait, au contraire, les ramener à leur nombre primitif, et les investir, comme juges de paix locaux , d'une autorité véritablement efficace et permanente. Ces observations, nous nous les permettons sans aucun sentiment de mauvais vouloir ou de prévention contre les planteurs de la Jamaïque, ou contre leurs agents établis dans cette colonie. Nous faisons profession, au contraire, de la plus parfaite estime et de la plus sincère amitié pour la plupart de ces personnes, qui, toutes, quand nous les avons rencontrées ou visitées, nous ont comblés de bontés et de politesses, et dont, en général, nous reconnaissons ici les honorables intentions. Mais nous ne pouvons non plus fermer les yeux sur les effets que produisent toujours sur les esprits des hommes les circonstances dans lesquelles ils se trouvent placés, et nous ne sommes pas sans avoir étudié l'influence silencieuse des localités.Il est de toute nécessité, comme l'admettront, je n'en doute pas, les planteurs eux-mêmes, que celui dont la main tient la balance de la justice n'ait aucun intérêt dans les questions qui doivent y être pesées.

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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