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LA JAMAÏQUE.

tèrent à son service que plus de zèle et de bonne volonté. Dès la première année de sa jouissance, il rentra dans ses 1000 liv., plus les frais, et aujourd'hui il croirait faire un marché de dupe s'il ne revendait sa terre que 5000 l. st. ou cinq fois le prix d'acquisition. Mais le témoignage le plus fort à cet égard, c'est celui d'A. B. Il m'a assuré qu'aujourd'hui, à la Jamaïque, une terre sans les esclaves vaut amplement ce qu'elle valait autrefois, les esclaves compris, du moins dans les temps de découragement et d'inquiétude qui précédèrent l'acte d'émancipation. Ce genre de propriété, après avoir descendu au maximum de dépréciation, s'est relevé, et monte graduellement chaque jour. « En mon âme et conscience, dit encore le docteur Stewart, je crois qu'une propriété à la Jamaïque, sans les esclaves, a la même valeur qu'autrefois , les esclaves compris ; et je suis persuadé que sa valeur doublerait si l'on voulait de bonne foi écarter tout ce qu'on s'obstine à conserver encore de l'esclavage, et y substituer l'action franche et sincère d'un système libre. » Le 21 du troisième mois (mars), après le repas substantiel qu'ils appellent le second déjeuner, nous prîmes congé de nos amis dont les bontés et les lumières nous avaient été si utiles; nous

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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