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LA

JAMAÏQUE.

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l. st.; ce qui donne une différence de 400 l. st. en faveur de la liberté. Il s'est fait sur cette habitation, dans cette seule année, plus d'améliorations que pendant plusieurs des années précédentes, et on s'y propose, en outre, de donner plus d'étendue aux cultures. Sur une autre propriété, au temps de l'esclavage et pendant l'apprentissage, les frais d'exploitation s'élevaient en moyenne à 2400 l. st. Les travaux, pour la première année de la liberté, ont coûté moins de 85o 1. st. Sur une troisième, les frais annuels qui, au temps de l'esclavage, allaient à 1480 l. st. et à 1050 sous l'apprentissage, sont tombés à 637 sous la liberté. Sur une quatrième, enfin, laréduction a été de 1100 à 770 l. st. Quand les craintes se seront calmées, quand la vérité se sera fait jour, ce qui ne demandera qu'un très-court délai, de tels résultats ne peuvent manquer de produire leur effet sur la valeur des terres. Déjà, on ne saurait le contester, celles de la Jamaïque en ont senti l'influence à un degré remarquable. Un particulier de la paroisse de Manchester, qui n'avait jamais eu d'esclaves, profitant de la terreur générale, acheta, au moment de la liberté absolue, une habitation qu'il paya 1000 liv. sterl. argent de la colonie, et comme il était connu pour n'avoir jamais été propriétaire d'esclaves, les travailleurs libres n'appor16

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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