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JAMAÏQUE.

mon ami le docteur Stewart, et datée de Mandeville, Jamaïque, le 28 mars 1840. « Quant aux prix comparatifs du travail libre et du travail des esclaves, dit le docteur, je vais vous donner le résultat de ma propre expérience dans cette paroisse. Partout où l'on n'a pas enchevêtré le loyer et le travail, les frais de cueillette et de nettoiement du café ont été réduits d'un tiers et même d'une moitié, c'est-à-dire, de 10 liv. sterl. par balle à 6 l. 10 s. et 5 l. Il n'en coûte, pour déblayer un terrain d'herbes et de broussailles, que le tiers de ce qu'il fallait payer autrefois pour cette opération. Pour déblayer un emplacement dans ce quartier, seulement pour le rendre propre à recevoir des nègres, il en coûtait, sous l'esclavage, 80 l. st. ; aujourd'hui, par le travail libre, ce premier déblaiement, beaucoup mieux fait, ne revient pas à 24 l. st. Un mur de pierre, seule clôture en usage dans ce quartier rocailleux, coûtait, sous l'esclavage, plus bas prix ; aujourd'hui le prix courant de la chaîne est de 1 l. st. ou 1 l. 6 s. 8 d. au plus. Il y a vingt ans que, pour défricher une acre de terre dans les bois et la planter en café, il en coûtait 20 l. st.; et cette dépense, jusqu'à la fin de l'esclavage, n'est jamais tombée au-dessous de 16 l. st. Sous l'apprentissage, il en coûtait de 10 l. 5 l. 6 s. 8 d. st. par chaîne, ou 4 l. st.

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Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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