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LA

JAMAÏQUE.

alors à une hauteur considérable au-dessus du niveau de la mer, et dans un pays composé en grande partie de bois et de pâtures. Nous aurions désiré rencontrer quelqu'un de ces essaims de perroquets qui, dit-on, sont si communs dans ce quartier, et dont les habitants font des pâtés excellents; mais il ne s'en présenta pas, et toute notre admiration se concentra sur la plus admirable végétation. Dans aucune partie du monde on ne trouve une aussi grande variété de magnifiques bruyères qu'à la Jamaïque; cette île offre aussi plusieurs espèces de palmiers et d'aloès. Les forêts abondent en une sorte de palmier nain , chargé de belles feuilles en éventail, dont les nègres se servent comme de chaume pour couvrir les toits de leurs cabanes. Parmi les aloès, si je puis la ranger dans cette famille, je remarquai une plante d'une beauté rare, surmontée d'une énorme touffe de fleurs pourpres, au calice rose, et qu'on appelle dans le pays pomme de pin sauvage. De gigantesques plantes grimpantes, qui embrassent les arbres et parfois même les détruisent, sont aussi très-communes dans l'île; une entre autres, remarquable par sa tige remplie d'un liquide qui, au milieu d'une sécheresse universelle et dans les plus brûlantes chaleurs, fournit, à ce qu'on nous a assuré, le secours d'une boisson abon-

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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