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LA

JAMAÏQUE.

pante, à quelques-unes des plus fertiles et des plus romantiques vallées du pays de Galles. Mais, au milieu de tant de beautés, nous étions en proie à une inquiétude, celle de nous trouver en retard pour un rendez-vous auquel il nous serait impossible d'arriver à temps. Nous avions encore dix-huit milles à faire, à partir de Mongagne, avant de pouvoir atteindre le lieu de notre destination ; la pluie tombait par torrents, et, dans quelques endroits, la route était escarpée et difficile. Enfin, nous arrivâmes à la baie de Sainte-Anne, et, comme nous étions à la porte de la chapelle, les assistants commençaient déjà à se disperser. Ils se rallièrent cependant avec une étonnante promptitude, et quelque fatigué que fût tout le monde, nous d'un voyage pénible, eux d'une longue attente, nous trouvâmes tous un dédommagement bien doux dans une réunion religieuse, courte, il est vrai, à cause de l'heure avancée, mais non moins solennelle, et dans laquelle les nègres, arrivés en grand nombre de la campagne, manifestèrent leur recueillement accoutumé et la conduite la plus décente. Au sortir de là, un asile agréable nous attendait sous le toit hospitalier du missionnaire baptiste Thomas F. Abbott. Sa maison, située sur la cime d'une haute colline, domine une vue des plus animées; de là on découvre à la fois

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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