Page 20

4

DÉPART

DE

NEW-YORK

nous nous trouvâmes sous un climat agréable et doux. Le thermomètre (I) se tenait à 70°, et force nous fut bientôt de substituer des vêtements plus légers à ceux que nous avions en partant. Le changement s'opéra comme d'un coup de baguette, et ce ne fut pas pour nous une petite sensualité de nous sentir ainsi glisser insensiblement dans une tiède atmosphère, et d'attraper l'été, pour ainsi dire, par le pan de sa robe. Nous traversions alors le courant du golfe dans l'endroit où on lui donne une largeur de deux cent cinquante milles, et où probablement la chaleur des eaux ajoutait encore à l'élévation naturelle de la température. Il est presque impossible d'expliquer d'une manière satisfaisante cet énorme courant d'eau chaude qui, partant du golfe du Mexique, clans une direction N.-E., se propage à une distance si considérable. Quelles causes produisent la grandeur du courant et la chaleur de l'eau? C'est sur quoi on ne peut guère former que des conjectures; mais les salutaires effets de ce phénomène consistent à fondre les glaces de l'Amérique septentrionale, à en débarrasser les ports qu'elles obstruent, et fournissent une preuve entre mille que, dans l'ordre d'une bienfaisante (1)

De Fahrenheit. C'est à ce thermomètre que doivent être

rapportées toutes les observations du même genre.

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Advertisement