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LA

JAMAÏQUE.

notre soif. Ces bonnes gens étaient alors occupés à cultiver leurs petites propriétés avec une activité qui faisait plaisir à voir ; beaucoup d'entre eux avaient d'abord gagné leur vie à travailler sur une habitation du voisinage, mais avaient fini par l'abandonner, poussés à bout par des vexations de toute espèce. On avait abattu leurs co-

démoli leurs cabanes. Quel antre parti leur restait-il à prendre que de chercher un

cotiers,

asile ailleurs? Ils accoururent en foule autour

de nous, et nous assurèrent qu'ils ne demandaient pas mieux que de se mettre au service des propriétaires pour peu qu'ils fussent traites avec bonté et avec équité. C'étaient des connaissances de mon ami Philippe, qui en comptait un assez grand nombre parmi les membres de son église; et il eût été difficile de trouver des paysans dont la condition, la conduite et le caractère fussent plus satisfaisants. Avant de rentrer en ville, nous visitâmes

deux

habitations voisines, également étendues, à ce que je crois, également fertiles, et toutes les deux an nombre des plus belles propriétés que j'aie vues dans aucun quartier de la Jamaïque , pour les avantages naturels et locaux. L'une était en souffrance, l'autre prospérait. La première est celle dont j'ai déjà parlé, et qui s'était vue abandonnée par une si grande partie de son

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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