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LA

JAMAÏQUE.

vâmes l'hospitalité habituelle à tous les planteurs de la Jamaïque. Notre ami Hector Wood , étranger pour nous un instant avant que nous missions pied à terre, nous fit entrer chez lui avec toute la bonté que nous eussions pu nous promettre d'une ancienne connaissance, et, après un fort bon dîner, il s'empressa de nous conduire à sa sucrerie et de nous montrer son monde travaillant avec ardeur. Il nous assura que bien que sa récolte actuelle ne fût pas trèsabondante, il s'attendait à une augmentation progressive pour les années subséquentes : et ce qu'il nous disait là s'applique, non pas seulement aux habitations que nous avons visitées dans cette excursion , mais généralement à toutes les propriétés des environs. Notre ami avait été longtemps employé par d'autres propriétaires, en qualité d'inspecteur ou de gérant ; mais il était du nombre de ces hommes qui avaient habilement profité des temps de terreur et de découragement, aux approches de l'émancipation, pour acheter des terres pour leur propre compte, et je serais bien trompé s'il ne faisait pas sa fortune. Il a épousé une femme de couleur, non moins estimable par sa conduite que remarquable par l'agrément de ses manières. Un des plus heureux effets de la liberté, est d'avoir rendu les mariages fréquents parmi les

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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