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LA

JAMAÏQUE.

prend souvent la gestion d'un grand nombre d'établissements. Le fondé de pouvoir a sous lui, pour chaque propriété particulière, un inspecteur sur lequel roulent presque exclusivement tous les détails de l'administration. Or, rien de plus contraire à la prospérité de la Jamaïque que cet état de choses. Si les propriétaires ne peuvent s'occuper personnellement de leurs habitations, ils feraient infiniment mieux assurément de les affermer à quelque individu digne de confiance et résidant sur les lieux: arrangement dont l'usage, depuis ces dernières années, a été adopté dans beaucoup de cas. Il serait même étonnant de voir prospérer des habitations sur lesquelles le propriétaire ne met jamais le pied, où le fondé de pouvoir lui-même ne fait que de rares apparitions, et qu'on abandonne aux soins de jeunes gens sans expérience et souvent de la plus déplorable immoralité; et même le degré de prospérité plus ou moins grand qu'on y remarque aujourd'hui ne peut être attribué qu'à deux causes : d'abord, à l'exubérante prodigalité de la nature, puis à la conduite régulière et inoffensive, et à la patiente activité de la race nègre. Un grand nombre de cafeiries de ce quartier sont placées sur des points très-élevés; il en est même qui se trouvent à quatre mille pieds au-

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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