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LA

JAMAÏQUE.

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de et du peu de sucre qu'il espérait faire : en somme, nous avons remporté, sur la prospérité de cette habitation, une impression assez défavorable. De Papine, nous nous rendîmes à Hope, sucrerie appartenant au duc de Buckingham. Sous l'apprentissage, cette propriété avait été presque réduite à rien, ou du moins était considérablement en perte, par l'effet d'une mauvaise administration ; mais aujourd'hui elle est affermée, avec une cafeirie d'une plus grande valeur, à Joseph Gordon, respectable planteur résidant, sur le pied de 2,000 livres par an (livres sterling, je le crois) (1). Le fermier fait tout ce qui dépend de lui pour remettre cette propriété en valeur au moyen du travail libre, et ne peut manquer d'atteindre le but qu'il se propose. Il y occupe environ cent cinquante travailleurs sous les ordres d'un habile gérant qui en tire un très-bon parti. Nous nous fîmes un plaisir d'aller les visiter dans les champs, où une bande nombreuse était occupée à creuser des trous pour les cannes; travail qu'ils avaient entrepris à la tâche, et pour lequel ils gagnaient au moins deux shellings sterling par jour. Il en est même plusieurs (1) La livre dont il est parlé ici est égale à 12 shellings sterling; ou, en d'autres termes, 10 livres égalent 6 livres sterling.

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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