Page 165

LA

JAMAÏQUE.

149

l'île, exerce sur les habitants de la campagne la plus salutaire influence. La maison est comme encaissée dans un massif d'arbres des tropiques d'une rare beauté; nous y remarquâmes entre autres l'acajou couvert de ses petites feuilles d'un vert sombre, et étalant au loin son branchage non moins robuste que celui de nos plus grands chênes. Des lis rouges d'une grande espèce croissent spontanément au milieu d'une herbe épaisse et parmi des arbustes de tout genre. Les productions végétales de cette île diffèrent un peu de tout ce que nous avions vu jusqu'alors : je citerai le piment, ou poivrier de la Jamaïque, à la tige élancée et grisâtre et au feuillage lisse, d'une verdure sombre, et exhalant un parfum très-agréable; le lignum-vitae , paré d'une profusion de petites fleurs bleues; le palmier-dattier, qui surpasse de beaucoup le cocotier par l'exubérance de son branchage; et enfin plusieurs espèces de charmants acacias. Quant aux manguiers, on peut dire que le pays en est couvert; et pendant les quatre mois de l'été, cet arbre fournit aux hommes, aux mulets, aux vaches et aux porcs une nourriture aussi délicieuse qu'abondante; son fruit paraît être également du goût de tous les animaux. Les oiseaux de la Jamaïque sont aussi plus variés et en plus grand nombre que dans aucune des au-

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Profile for scduag
Advertisement