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LA

DOMINIQUE.

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traire, par la loyauté la plus rassurante, et que le gouvernement anglais peut se flatter d'avoir en eux les amis les plus zélés et les plus fermes soutiens. Le sept du deuxième mois (janvier), nous prîmes congé de nos excellents amis. Maria Dalrymphe, chez qui nous avons trouvé, avec le logement et la table, toutes les douceurs de l'hospitalité, refusait de recevoir une seule obole en payement, et nous ne parvînmes , à force d'instances, à lui faire recevoir un argent si légitimement dû, qu'en consentant à ce qu'elle l'employât en œuvres de charité. Nos frères de couleur nous accompagnèrent jusqu'au bâtiment, où nous ne pûmes nous séparer d'eux que le cœur plein des plus tendres sentiments de l'amitié chrétienne; et comme la saison trop avancée ne nous permettait pas de pousser plus loin au vent notre voyage, sans déranger nos projets ultérieurs, nous mîmes à la voile pour SaintThomas. Tout nous autorisait donc à espérer que le vent nous serait favorable , mais il sauta tout d'un coup à l'ouest, en soufflant avec violence de l'avant à nous; ce sont là, du reste, de ces épreuves auxquelles la patience du navigateur est souvent exposée. Nous fûmes quatre jours en mer. Ayant perdu de vue toute terre et dé-

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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