Page 145

LA

DOMINIQUE.

129

essentielles, mais, du moins, changer de caractère ; en effet, notre ami Laidlaw avait déjà pris ses mesures pour convertir cette sauvage mais fertile vallée en une plantation de sucre. Les exportations de sucre à la Dominique ont été en 1837, dernière année de l'apprentissage, de 2,221 barriques; en 1838, elles se sont élevées à 2,900, et à 2,474 en 1839. On compte encore aujourd'hui sur une augmentation graduelle, mais assurée. En attendant, un fait bien propre à réjouir les amis de l'humanité, ce sont les progrès rapides de la morale et du bien-être parmi les classes ouvrières ; et ce qui le prouve, c'est le décroissement du chiffre des crimes, et l'accroissement de celui des importations. En 1838, c'est-à-dire dans l'année qui a précédé l'acte d'émancipation , 160 individus ont été écroués à la prison ; en 1839, première année de la liberté absolue, on n'en trouve que 88; différence en faveur de la liberté, 72. La moyenne des importations, pour les cinq dernières années de l'esclavage, a été de 64,000 l. st.; en 1839, elles se sont élevées à 120,000, bien que plusieurs bâtiments qu'on attendait ne fussent pas encore arrivés, au moment où les relevés ont été faits. Différence en faveur de la liberté, 56,000 l. st.; chiffre qui peut être re-

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Advertisement