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LA DOMINIQUE.

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extrêmement pittoresques. Nous y passâmes encore trois jours, visitant les prisons et les écoles, présidant à des réunions religieuses, et recevant d'obligeantes visites de plusieurs des principaux habitants. Je ne sache pas qu'une seule exception soit venue interrompre ce concert de rapports favorables que tous nous faisaient, sur le bon ordre et l'activité qui régnaient parmi les cultivateurs. Une des plus intéressantes visites dont je viens de parler, c'est celle de notre ami Dugald Stuart Laid law, vieux planteur très-influent dans l'île, généralement respecté par la protection libérale qu'il accorde à l'institution libre, mais dont les idées et les habitudes se sont depuis longtemps associées à l'ancien système. Il est au premier rang comme gros propriétaire, niais plus encore comme fondé de pouvoirs, n'ayant pas moins de vingt-deux propriétés sous sa gestion. Voici en substance les renseignements qu'il voulut bien nous donner, et cela de son plein gré, sans aucune provocation de notre part. « Quoique ses récoltes actuelles aient un peu diminué, par suite du léger désordre qui suivit immédiatement les premiers jours de la liberté absolue, et cela précisément à l'époque des plantations, il n'a point à se plaindre aujourd'hui; les travailleurs sont rentrés sur les établissements auxquels ils appartenaient, et l'on n'a qu'à se

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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