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LA

DOMINIQUE.

ordinairement les cafeyères, et qui n'étaient pas un des accidents les moins agréables du paysage que nous avions sous les yeux. Lue circonstance assez remarquable , c'est que depuis l'ouragan qui dévasta laDominique , il y a quelques années, on voit la plus grande partie des cafiers périr sous les attaques irrésistibles d'une petite mouche blanche. Ce fléau a considérablement diminué les exportations en café, et, sur plusieurs habitations, ce genre de culture est remplacé aujourd'hui par celle de la canne. Les habitations, en général, sont entre les mains de petits planteurs français; leurs esclaves, qui, avant l'émancipation , étaient considérés comme autant de membres de la famille, travaillent aujourd'hui à gages sur la propriété de leurs anciens maîtres. On dit que la récolte de cette année sera beaucoup plus avantageuse que les précédentes, et l'on espère que les malheureux effets du fléau dont nous venons de parler s'atténueront peu à peu, et finiront par disparaître entièrement. Au petit village de la Soufrière, tout près de la cote, se trouve une école Mico, confiée aux soins d'un pieux et habile instituteur, et dont l'utilité se fait sentir de plus en plus. Des chaloupes nous attendaient au rivage, et nous portèrent rapidement à Roseau, par une nuit étincelante d'étoiles, et le long d'une cote de rochers

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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