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LA

DOMINIQUE.

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près ses rivages ; de l'autre, la vallée de la Soufrière qui, couverte de champs de cannes, arrive à la mer par plusieurs sinuosités que dominent de hautes montagnes. Il y en a une que l'on croit presque entièrement composée de soufre, et dont le sommet forme ce qu'on appelle la Soufrière ; de ses flancs s'échappe un petit ruisseau d'eau bouillante qui, traversant la vallée, va se jeter dans l'Océan. En descendant de la colline par un sentier en zigzag, nous arrivâmes tout près de cette masse de soufre qui remplit l'atmosphère environnante d'une forte odeur. Ce soufre, dont il se fait aujourd'hui une exportation considérable, est d'une grande pureté, plutôt blanc que jaune. Il est facile de reconnaître, presque sur tous les points de cette île. les traces d'une action volcanique, non-seulement dans la configuration fantastique des montagnes, occasionnée, comme on pourrait le présumer, par la force immense de quelque impulsion désordonnée, agissant de bas en liant, mais encore dans un grand nombre de rochers dont la couleur révèle clairement l'action du feu. Une de ses hautes collines coniques, qui s'élève à l'est du fond de la vallée, nous parut cultivée en café jusqu'au sommet; elle est du moins entrecoupée dans toutes les directions par des haies du genre de celles dont on entoure

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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