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LA

DOMINIQUE.

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porc et du lapin. Nous le lui achetâmes, et notre mère méthodiste nous l'accommoda pour notre déjeuner. La zoologie de la Dominique est on ne peut plus intéressante. On trouve des ours dans les bois; on y rencontre aussi une espèce de boa constricteur, qui fait assez fréquemment de funestes visites aux poulaillers.Les perroquets y sont en grand nombre, ainsi que plusieurs espèces d'oiseaux-mouches. Dans certaines saisons, d'innombrables légions de crabes de terre fournissent une excellente nourriture à ceux qui veulent se donner la peine de leur faire la chasse. On peut en dire autant des crapauds, ou plutôt d'une espèce de grenouilles énormes, qui fréquentent les eaux claires et courantes; cet animal, dont la chair a le goût de celle du poulet, peut, comme l'expérience nous l'a prouvé, fournir un très-bon plat. Mais ce qui frappe le plus fortement les yeux de l'étranger, c'est l'exubérance de la végétation de cette île, bien supérieure à tout ce que nous avons pu voir dans ce genre, excepté, peut-être, dans quelques cantons de la Jamaïque. Une multitude d'arbustes, de plantes et diverses espèces d'arbres, aux larges feuilles grimpantes, et absolument nouveaux pour nous, couvrent les collines de la plus épaisse verdure. De toutes ces productions du règne végétal, la plus admirable est la bruyère-arbre, qui s'élève

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

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