Page 135

LA

DOMINIQUE.

119

homme de couleur, et nous y trouvâmes de même des travailleurs en pleine activité. Nous nous y vîmes bientôt entourés de plusieurs d'entre eux, et une femme qui parlait anglais, se faisant l'interprète de ses compagnons, s'avança vers nous en criant : « Une école, une école! nous avons faim d'une école, et nous sommes las de l'attendre inutilement. » Ce n'étaient pas là de vaines paroles, et l'on en sera convaincu en apprenant que les gens de celte habitation et ceux de l'habitation voisine ont formé entre eux une souscription dont le montant, huit dollars par mois, doit servir à payer une partie du traitement d'un instituteur. Quoi qu'on puisse dire en effet de l'impatience avec laquelle les nègres de la Dominique aspirent au grand bienfait de l'éducation, on ne saurait tomber dans aucune exagération; c'est chez eux un besoin impérieux, une volonté déterminée; et il est consolant de voir les grands et heureux efforts que l'on fait aujourd'hui pour répondre à leurs vœux. Sept cents élèves environ fréquentent les quatre écoles Mico, qui sont habilement dirigées, et qui, ne faisant acception d'aucune secte particulière, conviennent à toute la population. George Clark, ministre exemplaire et laborieux de l'église paroissiale de Roseau , a quatre écoles sous sa direction. Les Méthodistes comptent cinq établissements de

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Un hiver aux Antilles en 1839-40  

Auteur : Joseph-John Gurney / Ouvrage patrimonial de la bibliothèque numérique Manioc. Service commun de la documentation Université des Ant...

Advertisement